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L'alcool n'est pas au centre des thèmes abordés par victimesdutabac.com mais ce sujet n'est pas oublié, loin de là.
Plusieurs articles disponibles en libre accès sur le blog de médiapart s'intéressent spécifiquement à l'alcool:

L'alcool et la santé

Le marché de l'alcool en France
Sortir de l'alcoolisme
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Livre paru en 2008, qui raconte l'histoire d'Olivier Ameisen et sa guérison de l'alcoolisme.

En savoir plus sur le site de l'association baclofene
Une addiction à vie?

La dépendance au tabac est non seulement due à la valeur renforçante de la nicotine mais aussi à la fréquence des prises: aucune drogue toxicomanogène n'est consommée à une fréquence aussi élevée que le tabac!

De 100 (5 cigarettes) à 1000 (2 paquets et demi: 50 cigarettes) bouffées/inhalations par jour. 12 000 inhalations par mois pour un paquet par jour!

La plupart des fumeurs regrettent d'avoir commencé et une petite minorité parvient à arrêter, souvent au bout de plusieurs tentatives. Un anagramme de sevrage est servage, et souvent à la "liberté" de fumer se substitue l'esclavage tabagique, malgré les conséquences négatives qui s'accumulent.

Dans une population de fumeurs abstinents, il suffit d'une cigarette pour provoquer la rechute pour une majorité d'entre eux, la moitié revenant à un tabagisme "régulier" dans les 24 heures!

Les stimuli environnementaux (stressants ou non) sont essentiels et expliquent la plupart des rechutes car les cerveaux des fumeurs ont développé de associations fortes entre certaines situations et le fait de fumer. Un stimulus banal chez un sujet non dépendant entraînera chez le fumeur un craving et donc assez fréquemment une rechute.

Certains fumeurs rechutent plusieurs années après un arrêt...

Introduction aux addictions
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Bien avant d'être la première cause de maladie puis de décès, le tabagisme est très souvent (pour ne pas dire plus!) la première des addictions!
Parce que

  • le tabagisme est partout! (merci les cigarettiers...)
  • c'est légal de vendre du tabac même si cela tue 250 personnes par jour en France! 
  • les bureaux de tabac sont nombreux... (et plus ils sont nombreux plus il y a de fumeurs)
  • plus il y a de fumeurs plus les enfants et adolescents sont tentés de les imiter...

  • quoi qu'on en dise, c'est la drogue la plus addictive!
  • les Etats subventionnent souvent directement et indirectement cette filière qualifiée de "rentable"...

Bien sûr, il existe d'autres produits très dangereux très abondants comme l'alcool (100 morts par jour en France)
Précisons que plus de 20 ans après la loi Evin, la publicité pour l'alcool n'a toujours pas été interdite en France et que les prix sont très attractifs.

Le cannabis, la cocaine, l'héroine,le LSD, les amphétamines et des dizaines d'autres drogues de synthèses ont en commun leur caractère illégal...

Et il existe des comportements addictifs comme le jeu pathologique, les troubles du comportement alimentaire, sexuel, "l'addiction au sport" .... qui peuvent se révéler très destructeurs pour l'individu et ses proches.



 

 

Premier réseau de dealers!
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Note à l'attention des buralistes :
Lettre à toi, buraliste ! débitant de tabac !

D'abord, il faut dire à ta décharge que tu n' as pas un métier facile, avec toutes les responsabilités et tes maigres ressources, d'autant plus que l'Etat n' est pas derrière toi pour te subventionner...( cf contrat d'avenir)

Vous êtes, à en croire votre syndicat, 28 000. (qui certes n'est pas un modèle en matière d'exactitude sur "les chiffres")
Comme dirait l'autre c'est pas tant que ça dans un pays qui compte presque 3 millions de chômeurs.

Tu te défends bec et ongle et tu as raison car ton commerce et donc ton train de vie en dépend.
Souvent, à chaque fois en fait , tu montes au créneau pour te plaindre de la moindre tentative de changement sur la question du tabac.
Toujours, tu reprends en choeur les mêmes arguments fallacieux des industriels du tabac sur la contrebande et la contrefaçon, tu critiques les pouvoirs publics qui te nourrissent, tu appelles à la liberté individuelle de chacun de tes clients obligés puisque toxicomanes de la clope.

Alors, quand une gamine ou un gamin de 12 ou 17 ans te rend visite, tu lui vends sans sourciller tes clopes si belles avec tous ces beaux paquets brillants avec écrit en gros fumer tue, invitation à la transgression pour un adolescent qui n' a aucune idée, non vraiment, aucune idée de ce qui l'attend!
Tu lui vends des cigarettes car tu sais que tu ne risques rien et qu'en plus, ce gamin, il sera obligé de venir te voir tous les jours (ou presque) qu'il lui reste à vivre dans ce beau pays, berceau des droits de l'homme et du citoyen.

Parfois, tu fais semblant de dire non, tu demandes l'âge de l'adolescent quand d'autres clients, fumeurs bien sûr, attendent derrière, en disant plus (ou moins) discrètement: "Reviens tout à l'heure, juste avant la fermeture, quand il y aura moins de monde".

Chaque année, grâce à votre formidable dévouement et une application sans faille de la loi interdisant la vente de tabac aux mineurs, environ 250 000 jeunes commencent à fumer.

Pourtant, la communication officielle de ton syndicat si puissant et si redouté affirme que tu joues le jeu et respecte la loi.
A croire que le Contrat d'Avenir, 3ème du nom, est un contrat de dupe.

Surtout quand, comme un symbole, au moment même où le Gouvernement soumettait au Parlement la Loi interdisant la vente de tabac aux mineurs de moins de 18 ans, le bureau de tabac du Président de la Fédération des Buralistes d' Ile-de-France et ancien Vice-Président de la Confédération Nationale des Buralistes vendait des cigarettes à des enfants de 15, 14, 13 et même 11 ans...
Mécanisme neurobiologiques de l'addiction
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Trois théories tentent d'expliquer l'addiction.

La théorie "allostatique" repose sur la souffrance occasionnée par l'abstinence (état allostatique négatif) qui incite le sujet dépendant à consommer des drogues (Koob et Le Moal, 1997 et 2001).

La théorie de la "sensibilisation" propose que c'est la recherche de plaisir sans cesse accrue qui est à l'origine du maintien de la dépendance (Robinson et Berridge, 1993 et 2001).

La théorie de l'"apprentissage pathologique" postule que la dépendance aux drogues est une forme aberrante d'apprentissage.

Mais quels sont les mécanismes neurobiologiques sous-jacent?

Des effets immédiats

La première prise de drogue répond le plus souvent à une recherche de sensations, à l'obtention d'un effet euphorisant dans un but récréatif, ou à l'obtention d'un effet thérapeutique.

Le plaisir procuré par la drogue provient de son interaction avec les neurones dopaminergiques de l'aire tegmentale ventrale qui se projettent au niveau de l'hypothalamus, de l'amygdale, du septum, du noyau accumbens et du cortex préfrontal.

Il y a augmentation de la libération de dopamine dans toutes ces structures.

La plupart des produits agissent au niveau de la synapse entre le neurone dopaminergique et sa cellule cible.

Alcool : blocage de la monoamine oxydase responsable de la dégradation de la dopamine

Amphétamines : augmentation de la libération de dopamine et blocage de sa recapture

Cannabis : augmentation de la libération de dopamine (faible)

Cocaïne : blocage de la recapture

Nicotine : stimulation des récepteurs nicotiniques présents à la surface du neurone dopaminergique

Opiacés : inhibition des neurones GABAergiques inhibant les voies dopaminergiques.

Après ces premières rencontres correspondant à un comportement hédoniste, certains sujets souhaiteront plus ou moins compulsivement renouveler l'expérience en fonction de leur vulnérabilité et deviendront dépendants. Pourquoi ?

La dopamine ainsi libérée se fixe au niveau post-synaptique au nievau des récepteurs D1 et D2-like, et entraine des modifications structurales à long terme via l'adénylate cyclase et la phospholipase C avec des conséquences sur les phosphorylations, la régulation d'enzyme de récepteurs et de canaux.

La dopamine ne se borne pas à être un neuromédiateur important du plaisir. Elle peut être libérée en présence d'une récompense ou d'un signal associé à une récompense après une phase d'apprentissage. Cette libération de dopamine qui suit ce signal conduit l'animal à rechercher activement cette récompense. Lors d'injections répétées d'un produit à doses constantes, dans un environnement inchangé, l'activation motrice s'intensifie : c'est la sensibilisation comportementale ou tolérance inverse. Il existe une sensibilisation croisée entre les opioïdes et les psychostimulants.

Elle peut persister plusieurs mois ou plusieurs années après l'arrêt de la consommation de la substance. On comprend pourquoi un toxicomane peut rechuter après plusieurs années d'abstinence, lorsqu'il perçoit des signaux associés à la prise de drogue.

Un patient sous psychotrope qui après une information se croit sous placebo, peut présenter un syndrome de sevrage objectif évocateur d'un manque (pseudosevrage). Inversement, on peut contrecarrer l'apparition d'un syndrome de sevrage par l'administration d'un placebo.

Il existe un niveau de base de l'activité dopaminergique : lors de l'apparition du signal de récompense, il s'ensuit une libération de dopamine, le niveau ne revenant à l'état basal qu'à l'obtention de cette récompense. Si la récompense n'arrive pas malgré le signal annonciateur, l'activité neuronale descend au dessous du seuil, d'où la sensation de malaise. Cela engendrerait une activité motrice ou psychique susceptible de ramener le taux de dopamine à un niveau acceptable (renforcement négatif).

Ce seuil est relatif et peut se trouver augmenté de manière adaptative par :

- des événements antérieurs stressants : les corticostéroïdes libérés à ces occasions sont reconnus par des récepteurs spécifiques au niveau des neurones dopaminergiques et modifient leur réactivité.

- une ingestion chronique de produits provoquant des hausses répétées de dopamine.

L'élévation chronique du seuil augmente la probabilité de se trouver dessous, donc la probabilité de se trouver en état de malaise.

La libération de dopamine dans le noyau accumbens n'a de conséquence comportementale que si certains neurones du cortex frontal sont préalablement stimulés par la noradrénaline qui aurait un rôle de synchronisateur. Ce réseau de neurones en phase serait très réactif aux stimulations.

En situation normale (alimentation, activité sexuelle), l'activité neuronale dopaminergique ne dure que quelques instants, mais dans le cas de l'administration d'une drogue cette libération de dopamine dure beaucoup plus longtemps. Pendant la large fenêtre de temps durant laquelle les taux de dopamine sont artificiellement élevés, tous les événements de l'environnement, ainsi que les sensations psychiques peuvent être associées à une récompense.

En somme, lorsque le sujet pharmacodépendant se retrouve dans des situations qu'il a déjà mémorisées, est surtout mu par un désir exacerbé pour le produit, plus que par le plaisir qu'il peut en retirer. On comprend pourquoi le syndrome de sevrage est bien plus sévère chez les sujets qui s'administrent eux même la substance que chez ceux qui la reçoivent passivement.

Retrouver la drogue et les conditions de sa prise (comme la préparation du rituel de l'injection) permet de palier à toute baisse du niveau thymique au dessous d'un certain seuil.

La formation hippocampique, impliquée dans la mémoire temporo-spatiale serait impliquée car le développement d'une toxicomanie repose sur l'apprentissage associatif entre produit et contexte (environnement et état interne du sujet)

Une atrophie et des anomalies strcturales de l'hippocampe ont été observées chez des personnes alcooliques.

Les molécules impliquées

- anti-opioïdes endogènes :

Opiacés et alcool produiraient une sensibilisation du système anti-opioïde, et une augmentation de fragments inactifs, mais qui se fixent quand même aux récepteurs opiacés, et ainsi les masqueraient, d'où un phénomène de tolérance et d'aversion. Il y aurait une balance entre système opioïde et systèmes anti-opioïde, le comportement de prise d'opioïdes survenant en cas de prédominance de l'action du système anti-opioïde.

- noradrénaline :

La prise au long cours d'alcool et d'opioïdes diminue l'activité noradrénergique, d' où une hyperactivité adrénergique (anxiété, tremblements, sueurs et hypertension) en cas de sevrage. L'hypoactivité nordrénergique pourrait être responsable des rechutes chez l'alcoolique. Les interactions NA / DA au niveau du nucleus accumbens et du cortex frontal pourraient contribuer au phénomène de tolérance inverse observée avec les stimulants.

- sérotonine :

Impliquée dans les sensations de faim, l'impulsivité et le craving. Les alcooliques précoces auraient un turn over sérotoninergique lent, et une sensibilité altérée au niveau du récepteur 5HT2. Lorsque ce récepteur est stimulé l'appétence, le craving serait augmenté. Les IRS réduiraient la consommation d'alcool chez l'alcoolique mondain. La buspirone agoniste sérotoninergique préviendrait les rechutes.

- GABA et du glutamate :

Benzodiazépines, alcool et barbituriques, agissent au niveau du récepteur GABA A. Alcool et barbituriques bloquent aussi les récepteurs au glutamate. Ces actions expliqueraient les phénomènes de toxicité additive et de tolérance croisée. Alcool et barbituriques entraineraient le développement d'une hypersensibilité des récepteurs au glutamate, d'où un état hyperexcitable lors des sevrages, et une neurotoxicité en cas de sevrages répétés. Utilisation de bloqueurs du récepteur NMDA pour réduire la tolérance aux opioïdes, et pour traiter les réponses conditionnées, car les récepteurs NMDA sont impliqués dans l'apprentissage.

- cholecystokinine :

Le récepteur CCK B semble impliqué dans le sevrage alcoolique, aux benzodiazépines et cocaïne. Les antagonistes de ce récepteur atténuent certains symptômes du sevrage à ces substances et atténue le phénomène de tolérance de l'analgésie aux opioïdes.

- canaux calciques :

Le canal calcique de type L est altéré par l'alcool, d'où une réduction de l'entrée de calcium, d'où une prolifération du nombre de ces canaux, et une hyperactivité en cas de sevrage. Les dihydropyridines atténuent certains symptômes du sevrage alcoolique

Les écrans du monde
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Société écran, écran de télévision, d’ordinateur, de téléphone portable, écran/rideau de fumée, écran/interface.
Les écrans dans la société mondialisée, interfaces de mondes qui ne se connaissent plus,

L’écran est une frontière, il filtre , trie, sélectionne ce qui le traverse dans un sens ou dans l’autre.
L’écran est un refuge pou certains, une illusion pour d’autres,Qu’il y a-t-il derrière l’écran ? Qu’il y a-t-il derrière les médias de masse ? derrière l’Education ? derrière le paquet de cigarettes ? derrière les marchés ? la banque ? l’Etat ?

1)Quelques acteurs sociaux qui jouent un rôle d’écran
L’enseignant, le professeur est un écran car il enseigne en réalité une certaine histoire, un certain modèle, qui n’est pas démocratique.
Ce n’est pas anodin d’assimiler démocratie et vote pour une assemblée et un président. C’est un parti pris.
Ce n’est pas anodin de forcer l’informatisation systématique des cours effectués par des enseignants alors même que de plus en plus d’enfants ont des difficultés pour l’écriture et la lecture. On pouvait ainsi lire « ipad » dans le programme du PS de 2012
Ce n’est pas un pur hasard que d’avoir instauré une hiérarchie qui accorde plus d’importance à la parole de l’enfant qu’à celle du professeur.
Dans l’enseignement supérieur, ce n’est pas anecdotique que d’établir une sélection par l’argent ( Prépas, Ecoles de commerce, management, journaliste….)
Il n’y a pas de modèle économique qui ne soit pas purement idéologique et les écoles de commerce sont financées par des banques et des institutions qui méprisent la démocratie.

Le médecin, autrefois respecté comme le professeur l’était, lui aussi fait parti de ces écrans (souvent à son insu), son rôle est de servir de prescripteur de médicaments dont il ne connait que ce que l’on a bien voulu lui raconter lors de ses études.
Mais qui y a-t-il derrière ce « on » ? L’industrie pharmaceutique, omniprésente et omnipotente au parlement mais aussi en bourse. Mais que connaissons nous vraiment des industries pharmaceutiques ?
Les médecins eux-mêmes ne connaissent pas les rouages et les décideurs du monde pharmaceutique...

Le buraliste vend des cigarettes, lui aussi est un écran, une sorte de marionnette qui sous des apparences de commerçant cache un dealer subventionné ! Mais est-il vraiment responsable des millions de décès liés au tabac? Mais qui tire les ficelles des marionnettes ?
La grande muette, l’industrie du tabac , qui est beaucoup moins muette auprès des décideurs politiques et intervient via ses réseaux d’influence dès la moindre menace qui se profile à l’horizon.



Qui tire les ficelles de l’Europe ? Qui détient le pouvoir ? Et quels pouvoirs ? Les hommes politiques sont eux aussi des écrans des banques et grands patrons qui ont besoin de marionnettes pour donner au système une allure démocratique.
Qui possède les journaux, les radios, les télévisions ? Les journalistes aussi sont souvent dans un rôle d’écran, ils choisissent leurs thèmes et leurs sujets pour nous. Mais qui décide vraiment du contenu ? du sens du vent ? les propriétaires bien sûr (Dassault, Lagardère, Pinault, Arnault, Rotchild…

Pourquoi ne parle t-on jamais du parcours des Islandais ces 5 dernières années ?
Pourquoi ne dit-on pas que la liberté de la presse en France est une illusion ?
Pourquoi ne parle t-on jamais des sujets qui dérangent ? La réponse est contenue dans la question, car oui, les décideurs sont bien décidés à le rester, pour garder leur pouvoir et amasser des fortunes.

2) Détournement des concepts, changement de sens des mots, manipulations des idées : démocratie, égalité, liberté, fraternité, écologie, humanisme, solidarité

Même si la démocratie doit être sacrifiée, même si des millions de personnes doivent mourir à cause du tabac, de l’alcool… L’argent comme fin à court terme, le renoncement aux valeurs autres que celle du consumérisme sans limite, le pognon comme jouet et instrument de jouissance n’a pas fini de nous détruire.
L’argent perverti la culture, le capitalisme se réapproprie l’environnement, l’écologie comme instrument de marketing social (greenwashing..)
La réussite est présentée par les médias de masse pour des dizaines de millions de jeunes consommateurs comme celle d’un être riche, beau et puissant. Tout autre système de valeurs est réduit à l’anecdotique.
Voter tous les 5 ans pour des personnes corrompues et non représentatives érigée en démocratie.
Le patron devient patron actionnaire payé une fortune pour garantir une rentabilité maximale aux actionnaires même s’il doit licencier la moitié des salariés.
Les cotisations sociales deviennent des charges,
les malades deviennent des usagers de soins, redeviennent très malades quand il faut vendre une vaccination ou un nouveau médicament inutile
la fracturation hydraulique devient stimulation, la technique sale devient propre
la finance n’a pas de nom ni de visage comme désincarnée alors que ce ne sont pas les ordinateurs qui spéculent et s’enrichissent
la fraude fiscale devient optimisation fiscale, quand on veut bien en parler…
les cigarettiers deviennent des entreprises comme les autres,
la corruption devient du lobbying,
le lobbying devient de l’expertise : les imposteurs de l’économie sont les « experts de l’ économie »
la compétitivité pour seule promesse, le chômage et la précarité comme seul horizon,
la musique et les films stupides et mauvais érigée en culture,
les fondations pseudo philanthropiques présentés comme une forme de solidarité,

Voilà quelques écrans du monde, les écrans de fumée et d'ignorance, les masques qu’il faut faire tomber.

© 2012